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On attaque si souvent l’Europe en la qualifiant de « libérale » que personne ne se demande jamais en quoi le qualificatif serait légitime. Le libéralisme est utilisé par la pensée unique de gauche comme le fascisme. Tout le monde est anti-fasciste mais personne ne pourrait vraiment dire ce qu’est le fascisme d’hier ou d’aujourd’hui.

Ce qui est aussi volontaire car les racines socialistes des fascismes hitlériens ou mussoliniens gênent l’establishment qui préfèrent classer ces idéologies à l’extrême droite pour une raisons simple : les assimiler à la droite. Libéralisme serait la pire des choses à écouter certains hommes politiques, mais parlez leur de Milton Friedman et ils vous demanderont qui c’est. Le libéralisme en France n’existe pas vraiment, encore moins le libéralisme anglo-saxon. Jamais personne n’a tenté une relance monétariste ou une politique inspirée de l’école de Friedman (à l’anglo-saxonne). Le keynésianisme règne en France depuis toujours à droite comme à gauche. Que ce soit par la culture de la dépense ou par la tendance à l’inflation législative qui consiste à faire une loi pour un oui pour un non, ou juste pour le spectacle du 20h. Une tare largement dénoncée par les professeurs de Droit. En somme, l’interventionnisme est la règle, le réflexe, l’unique méthode. Ce qui n’empêche pas que tout serait de la faute du libéralisme… qui est quand même l’exact contraire de ce que nous venons de voir. En plus, l’Europe incarnerait mieux que n’importe qui ou n’importe quoi ce « libéralisme » non-identifié mais qualifié comme tel de manière commode…

Et pourtant, la critique première de l’Europe émane du libéral, pour des raisons évidentes qui tiennent à ce qu’est l’Europe d’un point de vue budgétaire comme d’un point de vue philosophique et juridique. Le libéralisme c’est la liberté. La liberté de décider et de s’exprimer, la liberté individuelle face à l’Etat, la lutte contre le fiscalisme ou du moins ses excès.

L’UNION EUROPÉENNE EST LA NÉGATION PURE ET SIMPLE DU LIBÉRALISME POLITIQUE

  • En refusant la décision des peuples à travers les référendums, l’Union Européenne a prouvé son mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Si elle se donne les moyens pour apparaître respectueuse de la démocratie, L’Union actuelle se moque de toutes décisions émanant de la démocratie directe la concernant dans le cas où celles-ci seraient porteuses de conséquences concrètes dans le devenir de l’UE. Le problème, c’est qu’une décision porteuse de conséquence est synonyme d’une décision du peuple à disposer de lui-même…
  • L’Europe n’est rien d’autre qu’une machine à produire des textes normatifs, et de la façon la plus anti-démocratique qui soit puisque cette production normative n’est pas le résultat d’un véritable processus démocratique. Les décideurs ne sont pas les élus. Les institutions européennes ont le pouvoir d’édicter un certain nombre de textes (« règlements » et « directives », traités, etc…) qui s’imposent au Droit national. Les fonctionnaires européens ont le pouvoir de s’imposer sur nos députés élus tandis que ces derniers en sont réduits à contempler la loi européenne devenir française sans pouvoir réellement y retoucher quoi que ce soit sur le fond. Car quand ils ont éventuellement le devoir de transposer une règle européenne, c’est d’une part avec une marge de manœuvre de plus en plus réduite, et d’autre part avec un monopole d’interprétation européen.

L’UNION EUROPÉENNE EST UN GOUFFRE DE DÉPENSES

  • La France perd chaque année plusieurs milliards à cause de l’Europe en versant 17,18 milliards d’euros par an pour recevoir 13 milliards d’euros.En 2007 on pouvait estimer les pertes de la France à47 milliards d’euros. Et où va donc cet argent perdu ? Certes dans la solidarité européenne mais aussi par exemple dans le budget d’un Parlement européen sans aucune utilité puisque le pouvoir est entre les mains des fonctionnaires de l’Union. Le budget du Parlement européen est situé aux alentours d’1 milliard d’euros (1,686 milliard en 2011). On peut également signaler les aides à la préadhésion de la Turquie évaluée par la Cour des comptes européenne à 6 milliards d’euros depuis 2002.
  • Le budget de l’Europe est d’environ 130 milliards d’euros. Ce chiffre prouve dans le même temps qu’on est loin d’un mastodonte « super-Etat » irremplaçable, puisque la France seule a un budget de 300 milliards d’euros. Les Etats-Unis dont l’Union Européenne serait sensé être le contrepoids disposent d’un budget 21 fois supérieur aux alentour de 2760 milliards d’euros ! On voit que l’Europe est plus proche de la baudruche que du mastodonte une fois qu’on a analysé ses finances.
  • Ce budget européen rappelle celui de l’Union Soviétique. Il est calculé sur plusieurs années (4 à 5ans) et non sur un an depuis 1988. C’est le « Paquet budgetaire » ou « Paquet Delors 1 » pour celui de 1988. Cette pluri-annualité est issu d’une certaine culture de la planification économique et rappelle forcément les grands plans sur 5ans (eux aussi) de Staline. L’arrivée de la crise (qui rime avec surprise, comme beaucoup de choses du monde réel) a montré « l’efficacité » de la planification qui comme toujours, se décale de la réalité avec le temps qui passe.
  • Le prochain budget européen étant prévu pour 2014, on assistera à une nouvelle baston de « moi je » et de « moi je veux des avantages » entre Etats. Car je ne l’ai pas dis mais ces empoignades restent la raison majeur d’un vote de budget espacé pour calmer les bagarres répétées…

Et si vous pensez encore que l’Europe est libérale, je ne sais pas quoi faire pour vous !

 

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